Ma petite couture

Jusqu’ici je n’avais pas vraiment de passion ou de hobbies que je pratiquais régulièrement, enfin si à un moment je faisais beaucoup de scrapbooking mais ça m’est passé.

Et puis ma mère m’a fait découvrir la couture. Je la voyais réaliser de magnifiques créations avec beaucoup de facilité, au départ je pensais que cela serait beaucoup trop difficile pour moi. Puis j’ai profité de mon congés maternité en attendant mon bébé patate pour me lancer. C’est vrai qu’avoir des enfants est très inspirant, cela m’a donné envie de leur créer pleins de choses.

Je me suis donc lancée, accompagnée et guidée par ma maman. Je n’ai jamais pris de cours de couture ma mère m’a apprit les bases, encore aujourd’hui elle me conseille ou m’aide si je suis en difficulté. J’utilise aussi énormément de tutos que je trouve sur Youtube, l’avantage c’est qu’ils sont gratuits et qu’on peut les regarder en illimité.

 

Ma première réalisation

Ma première réalisation fut un tipi pour mon grand bébé depuis le temps que je rêvais de lui en mettre un dans sa chambre mais en voyant les prix de vente je me suis dis autant le faire moi-même, c’est donc ce que j’ai fais. Et franchement ça n’a vraiment pas été si compliqué que ça, j’étais  même très fière de moi et du résultat.

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Au fil de mes réalisations plutôt basiques au départ , je me suis prise de passion pour la couture, j’adore imaginer puis confectionner. Ce j’aime encore plus encore c’est réaliser des cadeaux « faits mains », personnalisés pour les naissances ou les anniversaires, toutes ces créations sont uniques et faites avec beaucoup d’amour…

Au départ je cousais seulement chez mes parents sur la machine de ma mère puis mon mari m’a offert ma propre machine à coudre. Pour le modèle de la machine j’ai une Pfaff de chez Lidl et franchement elle est vraiment top, pour l’utilisation que j’en ai. C’est un très bon rapport qualité/prix alors si vous recherchez une machine à coudre débutant ou non, je vous la conseille pleinement. Elle est régulièrement en vente chez Lidl il faut juste sauter sur l’occasion le jour de la mise en vente car elles partent très vite.

 

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Maintenant je rêve d’une surjeteuse pour faire de plus belles finitions mais j’avoue manquer de place dans mon appartement pour la ranger. C’est vrai que ça n’est pas très pratique de devoir sortir/ranger ma machine à coudre à chaque utilisation. Vivement que l’on ait une maison avec une pièce ou au moins un espace où je pourrais me faire mon coin couture !!!!

 

Des créations faciles pour débuter

 

 

Jusqu’ici je n’ai réalisé que des choses simples et des objets « pratiques »: vides poches, lingettes lavables, bavoirs, trousse de toilette, protège carnet de santé, hochet, doudou, ponchos de bain… Mais prochainement je vais tenter la confection de vêtements pour mes loulous dans un premier temps mais aussi pour mon mari et moi-même. Je vous montrerai les résultats au fur et à mesure de mes réalisations pour avoir votre avis. J’ai bien conscience que la difficulté n’est pas la même, alors j’espère être à la hauteur mais j’aime me lancer des défis, alors il n’y a plus qu’à comme on dit .

Bon maintenant faut que je trouve le temps pour m’y mettre car c’est vrai qu’avec deux enfants en bas âge dans un petit appart et bah ce n’est pas vraiment évident mais je ne désespère d’y arriver.

 

Et vous, est ce que vous avez des passions? des hobbies? Est ce que vous êtes aussi DIY?

 

Ce bébé tant désiré …

Après notre mariage le 27 avril 2013 la suite logique pour nous était de faire un bébé, fonder notre propre famille. Sachant que nous partions en voyage de noces en septembre 2013 nous n’étions pas pressés. J’ai donc arrêté ma pilule mi mai et nous avions décidé de laisser faire la nature, pas de prise de tête ni de calcul ça arriverait quand ça arriverait.

Et de UNE

Le vendredi 21 juin n’ayant toujours pas mes règles j’ai décidé de faire un test de grossesse et à ma grande surprise j’ai pu y lire « Enceinte 1-2 semaines » j’en ai pleuré de bonheur. J’étais donc tombée enceinte du premier coup quelle chance. J’avais demandé à mon mari de venir me voir l’après-midi pour le lui annoncer j’étais trop excitée pour attendre le soir. Pour lui annoncer j’avais écris sur mon ventre « TOI + MOI = j’ai un petit habitant qui vit sous mon nombril » (et oui rien de très original j’ai piquer les paroles d’une chanson !).

Nous étions tous les deux sur un petit nuage même si nous avions du mal à réaliser. Le lendemain matin j’ai couru au labo faire une prise de sang afin de confirmer ma grossesse et voir mon taux de beta hcg. J’ai appelé le labo en début d’après-midi pour connaître les résultats et la laborantine m’a annoncé que mon taux était de 62 UI et que c’était sûrement une grossesse non évolutive. Et là tout s’écroulait je me suis mise à pleurer je l’ai annoncé à Julien qui lui aussi était « sous le choc ». Nous étions invités au mariage de sa cousine l’après-midi autant vous dire que nous n’avions pas vraiment la tête à ça. Nous y sommes quand même allés. De toute façon il fallait refaire une vérification du taux de beta hcg 48h après pour voir s’il doublait. Le lundi suivant mon taux était aux alentours des 110 UI nous avions un petit espoir, puis quelques jours plus tard il était redescendu à 38 UI je savais donc que j’allais faire une fausse couche. Cela s’est produit le 2 juillet je m’en souviens comme si c’était hier au moment où je prenais ma douche je me suis mise à perdre du sang de gros caillots de sang le tout accompagné de grosse douleur au niveau du bas ventre.

Cela a été difficile à vivre mais comme le disent les médecins « les fausses couches sont fréquentes cela touche 10 à 15% des femmes » mais cela ne console en rien une femme qui vient d’en faire une, on entend aussi « la nature est bien faite cela signifie que le fœtus avait une anomalie génétique , qu’il n’aurait pas été viable » effectivement la nature est bien faite mais cela ne rend pas les choses plus facile à vivre pour autant.

Tout s’était enchaîné très vite l’annonce de la grossesse puis l’annonce de la probable fausse couche. Nous nous étions au final pas encore projeté réellement dans le fait de devenir parents mais nous avons vraiment vécu cela comme un premier gros échec.

… Et de DEUX …

Mais nous ne nous laissions pas abattre et avions prévu de continuer nos essais sans prise de tête. Pour tout vous dire j’ai eu la chance de retomber enceinte très rapidement même tout de suite après ma fausse couche puisque le 9 août j’ai pu lire sur mon test de grossesse « ENCEINTE 2-3 semaines« , cette fois pas d’annonce originale je suis sortie des toilettes en pleurant pour aller montrer le test à mon mari qui prenait son petit déjeuner. Nous étions heureux que ça ait marché si vite de nouveau mais nous ne voulions pas nous réjouir trop vite avant de connaître mon taux de bêta hcg, je suis allée au labo le jour même il n’y avait pas de temps à perdre. Premier taux à 296 UI ouf premier soulagement, deuxième taux à 1300 UI c’était sur la bonne voie cette fois. Un premier rendez-vous chez le gynéco pour confirmer que la grossesse était bien inta utérine trop tôt pour voir autre chose que le sac gestationnel mais bon nous étions soulagés. 3 semaines plus tard le 2 septembre nous avions rendez vous pour faire une nouvelle écho nous avons entendu son cœur pour la première un grand moment d’émotion pour nous deux. Après ça nous avons annoncé la bonne nouvelle à nos familles respectives en offrant de jolis petits cadeaux personnalisés tout le monde a été très ému par la nouvelle, il y a eu beaucoup de larmes de bonheur. Nous lui avions donné un petit surnom « pépin » car à la première écho il avait la taille d’un pépin.

Une simple visite de contrôle …

Comme nous partions en voyage de noce le samedi 21 septembre mon gynéco m’avait proposé de venir le jeudi d’avant pour vérifier que tout allait bien avant notre départ. J’avoue qu’étant déjà de nature stressée, avec ma première fausse couche je n’arrêtais pas de penser au pire et Julien lui ne cessait de me répéter que je m’inquiétais pour rien. C’est d’ailleurs la première chose qu’il a raconté au gynéco qui m’a aussi dit qu’il n’y avait pas de raison de s’inquiéter. Mais quand il a commencé à faire l’écho il a tout de suite dit qu’il y avait un problème en effet le cœur du bébé s’était arrêté environ une semaine auparavant soit vers 9 SA. Et là tout s’est effondré autour de nous, j’ai éclaté en sanglot mon mari a fait un malaise dans le cabinet du gynéco. J’étais totalement inconsolable et mon mari en état de choc. C’était un cauchemars tout simplement.

Pourquoi cela nous arrivait-il encore une fois? A 2 jours de partir en voyage de noce qui plus est. Mon gynéco m’a alors expliqué qu’il ne pouvait pas me laisser partir et faire ma fausse couche à l’étranger il y avait trop de risque si jamais je faisais une hémorragie, la seule solution était que je subisse un curetage en urgence. Il m’a conseillé de me rendre à l’hôpital où je travaillais pour voir s’il était possible de faire ça avant notre départ. Nous sommes partis juste après le rendez vous à l’hôpital. En voiture j’ai appelé ma mère qui était en déplacement en province pour son boulot j’aurai tellement eu besoin de sa présence et j’ai prévenu mon père mais pas facile pour lui de trouver les mots ce que je comprend tout à fait. Je suis allée directement dans mon service afin de trouver un médecin, j’avais les yeux tout gonflés et rouges tellement j’avais pleuré, je lui ai tout expliqué et demandé si elle pouvait voir pour que je sois prise en urgence.

Nous avons donc passé notre jeudi à l’hôpital pour refaire une écho de contrôle afin d’être sûr que la grossesse était arrêtée puis rendez-vous avec l’anesthésiste… Une journée d’horreur, l’intervention était prévue pour le lendemain je devais être à l’hôpital pour 7h. Tout s’est enchaîné tellement vite nous n’avons même pas eu le temps de réaliser tout ce qui était entrain de nous arriver. J’aurai tellement voulu que tout cela ne soit qu’un cauchemar mais non c’était la réalité notre réalité nous avions perdu pour la deuxième fois un bébé …. Nous avions pensé annuler notre voyage mais qu’est ce que cela aurait changé au final? Peut être que ce voyage allait nous aider à passer à autre chose ou du moins nous changer les idées.

Nous y sommes …

Vendredi 20 septembre il est 7h nous sommes installés dans une chambre dans le service des grossesses pathologiques on me donne de l’Atarax pour me détendre ce qui me permet de dormir un peu avant de descendre au bloc. Ça y est c’est l’heure on vient me chercher en fin de matinée, j’avais demandé à ce que ça soit fait sous rachi anesthésie car je supporte mal les anesthésies générales. Je ne voulais pas qu’on m’enlève mon bébé mais je n’avais pas le choix. Arrivée au bloc on me laisse dans mon lit à l’entrée avec une femme qui venait pour une césarienne, alors qu’elle allait bientôt tenir dans ses bras son bébé, le mien allait bientôt être aspiré. Et là j’entends au loin une soignante dire à ses collègues on prend « le curetage maintenant« , « le curetage » comme si je n’étais pas une personne une femme qui venait d’apprendre que sa grossesse s’était arrêtée non j’étais réduite à un acte « le curetage ». Je me suis mise à pleurer, une fois dans le bloc je n’arrivais pas à me calmer, mon scope n’arrêtait pas de sonner j’étais tachycarde (mon cœur battait trop vite), les soignantes semblaient presque étonnées de mon état. A croire que pour elle cet acte était devenue quelque chose de banal !!!! Et là le médecin m’a annoncé qu’il allait me faire ça sous anesthésie générale qu’il préférait je n’ai donc pas eu le choix ils m’ont donc perfusé et m’ont tout de suite passé un tranquillisant pour ensuite m’endormir. L’intervention en elle même a duré une trentaine de minute si je ne me trompe pas. Je suis remontée dans ma chambre en milieu d’après-midi mon mari ainsi que ma belle mère étaient là. J’étais dans le gaz bien entendu et un peu douloureuse mais je n’avais qu’une hâte c’était de rentrer chez nous surtout que nous avions encore pleins de choses à préparer pour notre départ le lendemain matin. Mes parents sont passés nous voir rapidement à notre retour de l’hôpital ça m’a fait du bien de pouvoir avoir un gros câlins de leur part.

Partir loin de tout ça, essayer d’oublier…

Nous sommes donc partis en voyage le lendemain avec quelques recommandations médicales mon dossier et compte rendu d’intervention. Je ne vous cache pas que j’ai eu de grosses douleurs et pas mal de perte de sang les premiers jours c’était difficile de profiter pleinement des premiers jours de voyage. J’avais du mal à penser à autre chose mais ça nous a fait vraiment du bien de nous retrouver ensemble juste tous les deux et de découvrir ce pays magnifique qu’est le Sri Lanka puis ensuite les Maldives.

J’ai vu mon gynéco à notre retour pour faire un contrôle tout était normal. Il nous a conseillé de laisser passer un cycle avant de reprendre les essais bébé le temps que mon utérus se « remette de tout ça ». Nous avons donc attendu novembre pour réessayer de faire un bébé, mais depuis mon curetage je n’avais pas de vraies règles seulement de légères pertes marrons (désolée pour les détails) et par contre de grosses douleurs dans le bas ventre. En décembre je décide donc de consulter pour comprendre ce qu’il se passe, après examen mon gynéco m’explique que mon utérus a été abîmé lors du curetage et qu’en cicatrisant les parois se sont collées empêchant le sang de s’écouler lors de mes règles expliquant mes douleurs et empêchant une nouvelle grossesse de s’installer. Il me propose de tenter d’intervenir lui même en coupant ce qu’on appelle des synéchies mais il me prévient que cela peut ne pas être efficace auquel cas il faudra que je subisse une hysteroscopie opératoire pour les enlever. Je l’ai laissé faire et essayais de ne pas penser au pire. Bon pour tout vous dire ça été plutôt douloureux, en sortant du rendez-vous j’espérais juste que cela ait été efficace.

Toujours garder espoir …

Je ne pouvais pas m’empêcher de me dire que je n’étais peut être pas faite pour avoir un bébé, 2 fausses couches et maintenant ce problème lié à mon curetage. Ce cauchemar allait-il enfin s’arrêter? Je sais que beaucoup se diront que j’ai la chance d’être tomber enceinte aussi facilement mais vivre 2 fausses couches en si peu de temps c’est vraiment difficile à vivre. Et même si au terme où cela m’est arrivé ce n’était qu’un « simple embryon » pour nous c’était notre bébé, nous nous étions déjà projeté dans cette nouvelle vie à trois. D’ailleurs il aurait dû naître pour notre premier anniversaire de mariage, cela aurait été un beau cadeau!

En janvier nous voilà prêt à nous relancer dans la conception de bébé. Nous avions décidé d’aider un peu la nature et je choisis d’utiliser des tests d’ovulation pour optimiser nos chances, le 12/13 janvier test positif youpiiii !!!! C’est parti pour les travaux pratiques. Et puis le 28 janvier 2014 le jour de l’anniversaire de mon chéri, n’ayant toujours pas mes règles mais des douleurs dans le bas du ventre je décide donc de faire un test de grossesse sans grande conviction étant persuadée que mon utérus n’était toujours pas « réparé ».

Verdict :

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A la vue du résultat j’ai pleuré encore une fois, partagé entre le bonheur, l’excitation mais aussi le stresse que cette nouvelle grossesse allait impliquée. Je l’ai annoncé à mon mari le soir au restaurant j’avais emballé le test et je le lui ai offert comme cadeau. Il était super ému quand il l’a découvert. Nous étions sur un petit nuage mais aussi très stressés. Je pense que les 3 premiers mois de cette grossesse ont été les plus stressants de toute notre vie.

Mais cette fois c’était la bonne, un peu moins de 9 mois plus tard nous devenions parents pour notre plus grand bonheur.

Nous ne pourrons jamais oublier ces deux grossesses qui se sont soldées par des fausses couches surtout le deuxième, car nous avions vu ce si petit bébé à travers les échos, nous lui avions donné un surnom, réfléchit à des prénoms, nous nous étions tout simplement projeté dans une future vie à trois. . Les questions qui se bousculent dans notre tête: Pourquoi nous ? Pourquoi deux fois de suite? Pourquoi tomber enceinte si facilement et les perdre tout aussi facilement? Nous sommes nous incompatibles génétiquement? … C’est très dur de se relever après ce genre d’épreuve, cette peur de ne jamais pouvoir porter la vie. On ne peut pas effacer ces épreuves on apprend à vivre avec. Cela fait à présent parti de mon histoire, d’autant que c’est inscrit à vie dans mon dossier obstétrical : gestité: 4 parité: 2.

Désolée pour ce pavé mais ça fait du bien de se livrer. A travers cet article je veux dire à toutes les mamans qui traversent cette épreuve qu’il y a toujours de l’espoir mais que ce n’est pas facile car beaucoup ne comprennent pas à quel point cette épreuve est difficile à vivre.

Par Tatiana.

Cette rencontre…

C’était en mars 2006, 2006?!!! déjà ça me paraît si loin et pourtant je m’en souviens comme si c’était hier, mon ami Dorian m’appelle pour me proposer de boire un verre avec un copain à lui, je me méfiais un peu car à cette époque il avait des copains « un peu particulier ». Je propose à ma sœur de venir avec moi, dans ma tête nous allions juste boire un coup loin de moi l’idée que ça soit pour une rencontre vraiment !!!!

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Notre première photo ensemble (des kilos en plus pour moi et en moins pour lui hihiii)

Je rencontre donc ce fameux Julien qui a 19 ans à l’époque et qui à ma grande surprise semble tout à fait « normal ». Il a les pieds sur terre, une certaine maturité du fait qu’il travaille déjà en apprentissage, il a son permis de conduire et déjà une voiture; oui ça peut sembler un peu vénale de ma part mais à notre âge c’était une chance folle; nous discutons de tout et de rien tous les 4 ensemble enfin si beaucoup de politique car nous étions en pleine réforme du CPE, nous passons un très bon moment ensemble. Je ne peux pas nier que je le trouve à mon goût même si physiquement il est tout le contraire des garçons auxquels je me suis intéressée jusqu’ici; moi qui aime les bruns il est blond aux yeux bleus. Mais ce soir là il s’est passé quelque chose, je ne peux pas dire quoi, ah si c’est surement le fait qu’il nous a offert nos boissons, il dégageait quelque chose qui m’a tout de suite plu. Nous nous sommes dis au revoir persuadé que je ne le reverrai jamais n’étant pas venu pour ça.

Et puis le lendemain j’ai reçu un premier SMS, il avait demandé mon numéro à Dorian; on a pu discuté davantage et encore plus sur MSN à l’époque, on passait tout notre temps libre à se parler sans pour autant se voir. C’était si naturel comme si nous nous connaissions depuis toujours. « Je me suis perdue dans ses beaux yeux bleus » son pseudo MSN depuis notre rencontre certains diront que c’était déjà un canard, moi ça m’a simplement touché et oui je suis très fleur bleue c’est comme ça.

Nous avions enfin prévu de nous revoir. Et puis il y a eu ce soir sur MSN où pensant lui parler comme toutes les autres fois j’ai eu le droit à cette réponse :  » ce n’est pas Julien mais sa copine !!!! ». L’incompréhension totale il avait donc déjà une copine, je vous laisse imaginer l’état de fureur dans lequel j’étais. J’étais tellement déçue c’est lui qui était venu vers moi alors qu’il n’était même pas disponible. Il s’était bien foutu de moi, une chose était sûre je ne voulais plus jamais entendre parler de lui. Je le lui ai tout de suite fait comprendre. Mais lui en avait décidé autrement, il n’a pas cessé de chercher à me contacter pour s’excuser et m’expliquer qu’il était en pleine séparation d’avec sa copine. Je n’ai pas accepté de le revoir tout de suite…. Faut quand même se faire un peu désirer non?

Et puis le 28 avril 2006, après un petit après-midi shooping à deux, oui car il aime faire du shooping enfin un peu moins aujourd’hui !!!, nous avons échangé notre premier baiser, dans ce parc si romantique de Cergy préfecture bon je vous l’accorde pour ceux qui le connaisse il n’a vraiment rien de romantique mais bon c’est grave, je vous avoue que du coup nous n’y sommes jamais retournés en souvenir de ce jour là.

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Et depuis ce jour là nous ne nous sommes plus jamais quittés. Alors même si notre histoire semblait mal partie, je ne regrette pas une seconde de lui avoir accordé la chance de se faire pardonner son mensonge. J’ai suivi mon instinct et mon cœur tout simplement…

Et vous où avez-vous rencontrés votre moitié ?

Le cododo, notre choix

Aujourd’hui j’ai décidé de vous parler du cododo, cosleeping ou encore du sommeil partagé qui tient une place importante dans notre vie de famille.

Avant j’avais des principes

 

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Avant  d’avoir mes enfants je m’étais toujours dis que je ne dormirai jamais avec eux. Pour tout vous dire je ne connaissais pas vraiment le cododo à part de nom.

Etant puéricultrice j’ai été formé à sensibiliser les parents aux dangers de dormir avec leur bébé ainsi qu’à toutes les règles relatives au coucher du bébé. Et je peux vous dire qu’à l’école de puéricultrice on ne nous parle pas du cododo en tout cas pas de ses bienfaits.

Et puis un jour j’ai eu mon premier bébé. Déjà à la maternité il ne voulait pas dormir dans son berceau mais seulement dans mes bras, je ne vous cache pas que j’avais peur de le faire tomber en m’endormant. Une sage femme de la maternité m’a expliqué comment dormir avec lui dans mon lit en toute sécurité ce que j’ai fais pendant tout mon séjour. A mon retour chez moi j’étais persuadée qu’il dormirait dans sa nacelle collée à notre lit, sauf qu’il en avait décidé autrement. La première nuit je n’ai pas fermé l’œil enfin j’ai quand même dû piquer du nez de temps en temps mais il a dormi sur mon torse et moi j’ai passé toute la nuit assise dans mon lit. Lui a super bien dormi enfin je m’entends entre les tétées toutes les 3h quoi! Mais il dormait et moi je luttais contre l’endormissement, j’avais mal au dos et à la nuque un vrai bonheur! Ma sage femme à domicile lors de sa venue le lendemain m’a dit  » oh mais avec l’allaitement il faut faire du cododo sinon vous allez être épuisée », je l’ai regardé un peu étonné par sa réponse. Elle m’a expliqué qu’elle le conseillait régulièrement aux jeunes mamans surtout en cas d’allaitement bien sûr en respectant les règles de sécurité. Du coup ni une ni deux dès le soir même nous nous sommes mis à faire du cododo, je plaçais Hugo sur le bords du lit pour éviter de le mettre entre nous deux, nous avions acheté une barrière de lit en filet pour éviter qu’il ne tombe. Et voilà, je pouvais enfin dormir un peu entre les tétées. Nous avons fais du cododo exclusif jusqu’à ses 7 mois après il dormait de temps en temps dans son lit.

Pour Mathys nous ne nous sommes même pas posés de questions c’était évident qu’il allait dormir avec nous mais nous avons acheté un berceau de cododo le Next to me de Chicco car Hugo continuait régulièrement de nous rejoindre la nuit. Nous étions déjà un peu à l’étroit à 3 dans le lit alors à 4. Ce berceau est vraiment très pratique nous l’avons utilisé jusqu’aux 6 mois de Mathys car après il se mettait à 4 pattes dedans et prenait appuis sur les bords il risquait donc de tomber. Ensuite nous avons mis son lit à barreau avec la barrière abaissée à coté du lit mais souvent il faisait le début de la nuit dedans et le reste tout contre moi ça dépendait du nombres tétées. Nous avons pratiqué le cododo  exclusif jusqu’à ses 11 mois.

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Une question de culture?

Le cododo si pointé du doigt et désapprouvé dans notre société est une pratique très courante dans de nombreux pays. Dans de nombreuses cultures il est tout à fait normal de dormir pendant plusieurs mois avec son bébé. Ce n’est malheureusement pas le cas dans notre société où nous voulons très vite que nos bébés soient autonomes par rapport à leur sommeil : nous voulons que dès les premiers mois ils s’endorment tout seul dès qu’on les pose dans leur lit, qu’ils dorment seul dans leur chambre et qu’ils fassent leur nuit le plus rapidement possible. Il faut garder en tête que bébé a été porté pendant 9 mois dans le ventre de sa mère, il y était alors bercé, entouré par différents bruits (battements du cœur, digestifs, bruits extérieurs, voix de sa maman), il était en chaud, en position fœtale, entouré de parois qui le rassurait. Il est donc important de répondre au besoin de bébé de retrouver toutes ces sensations pour qu’il se sente en sécurité pour bien dormir.

J’avoue qu’au début quand on a commencé à pratiquer le cododo on ne le criait pas sur tous les toits car on nous a tout de suite dit qu’on donnait de mauvaises habitudes à notre bébé. Et puis j’ai beaucoup lu sur le sujet, je me suis documentée et j’ai appris pleins de choses qui nous ont conforté dans notre choix. A présent je sais que nous avons fais le bon choix et je n’ai plus peur d’en parler autour de moi.

Qu’apporte le cododo?

  • Un sentiment de sécurité: la tombée de la nuit, le noir sont sources d’angoisse pour les bébés, les enfants et mêmes certains adultes. En étant proche de sa maman bébé va être rassuré, apaisé il se sentira en sécurité.
  • Maman peut dormir : qui dit allaitement dit plusieurs tétées par nuit toutes les 3h minimum. Avoir bébé juste à côté est beaucoup moins fatiguant, pas besoin de se lever pour aller le chercher. Maman peut ainsi l’allaiter en position allongée, et se rendormir plus rapidement.
  • Bénéfique pour la mise en place d’une bonne lactation: les tétées de nuit sont essentielles pour stimuler la lactation. Avoir bébé à proximité favorise les montées de lait.
  • Rassure les mamans: qui peuvent veiller sur leur bébé la nuit en vérifiant qu’il respire bien, qu’il n’est pas trop couvert ou qu’il n’a pas froid. Elle peut s’assurer que tout va bien.
  • Création d’un lien particulier entre la maman et son bébé: en dormant avec son bébé, un lien plus étroit se créé entre la maman et son bébé, ils apprennent d’avantage à se connaître.

 

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Les règles de sécurité

  1. Dormir sur un matelas bien ferme.
  2. Eviter de couvrir bébé avec la couette, utiliser plutôt une gigoteuse.
  3. Ne pas mettre d’oreiller près de la tête de bébé.
  4. Installer bébé sur un côté du lit plutôt qu’entre papa et maman. Les papas n’ayant pas d’hormones de l’allaitement permettant de se réveiller facilement ont des risques d’écraser leur bébé en se tournant ou en bougeant.
  5. Faire attention à ce que bébé ne puisse pas se coincer contre  le mur.
  6. Température de la chambre entre 18 et 19°, bébé pas trop couvert (valable pour n’importe quel couchage).
  7. Faire attention aux risque de chutes. Mettre tout en place pour que bébé ne puisse pas tomber du lit, surtout si parfois il est seul dedans.
  8. Ne pas pratiquer de cododo après avoir fumer, consommer de l’alcool ou avoir prit des médicaments pour dormir.

 

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Et aujourd’hui…

Alors que notre premier a 3 ans et 3 mois et que notre deuxième a 14 mois, nous les faisons dormir dans leur chambre. Ils dorment ensemble, Hugo dans un lit semi-surélevé et Mathys en dessous. Quand Hugo se réveille la nuit nous le raccompagnons dans son lit et quand Mathys se réveille je vais lui donner le sein allongée sur son matelas. Bon il y a quand même des nuits où nous finissons tous les 4 dans le lit mais je vous assure que nous sommes trop à l’étroit et dormons alors très mal. Il m’arrive aussi de finir la nuit dans le lit de Mathys après mettre endormi pendant la tétée.

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Nous avons fais le choix de nous adapter à leur besoin et non l’inverse et nous ne regrettons en aucun cas nos choix. Après tout qui aime vraiment dormir seul??

Et ne vous inquiétez pas nous arrivons très bien à nous retrouver en tant que couple, il suffit de faire preuve d’un peu d’imagination ;-).

 

Et vous avez-vous ou pratiquez vous aussi le cododo? N’hésitez pas à me partager votre expérience personnelle.

 

 

 

Bye bye 2017, bonjour 2018

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Voilà nous y sommes 2017 vient de s’achever, c’est parti pour une nouvelle année : bienvenue 2018 !!!!

Qui dit nouvelle année, dit nouvelles résolutions

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Comme à chaque fois, en début d’année, les gens vont se donner des résolutions à tenir tout long de l’année. Des résolutions que la plupart ne tiendront pas ou bien seulement pendant le ou les premiers mois.

Moi la première chaque année je me donne une liste de résolutions que très vite je laisse de coter et que je finis par complément oublié. Sûrement parce que je m’en donne beaucoup trop. Alors cette année j’ai décidé que cela serait différent 😉.

Des résolutions mais pour quoi faire?

Je pense que le fait de se donner des résolutions nous donne bonne conscience. Finalement n’a t’ont pas tous un goût d’inachevé à la fin de l’année ?

Nos résolutions signifient que nous avons envie de changer quelque chose dans notre vie, envie d’atteindre un objectif qui nous tient à cœur, de réaliser l’un de nos rêves. Cela peut être une chose très simple mais qui à nos yeux a beaucoup d’importance, il suffit alors de seulement s’en donner les moyens pour s’y tenir et la réaliser.

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Mes résolutions

Cette année pas de longue liste pour moi. Je me suis fixée deux résolutions ou objectifs je préfère le terme objectifs pour ma part mais peu importe, deux que je suis sûre de tenir en me donnant les moyens nécessaires.

  • Reprendre le sport: comme tout le monde vous allez me dire, grande sportive à la base j’avoue avoir un peu abandonné le sport  à cause des problèmes de santé que j’ai eu il y a un an. Mais cela me manque énormément j’ai donc bien l’intention d’y remédier dès le début de l’année. Surtout que malgré le fait que j’ai 3,5 kg de moins qu’avant ma grossesse je ne supporte plus mon corps. Je suis toute « flasque », toute « molle » n’ayons pas peur des mots, mon corps manque de raffermissement. Je suis motivée à me sentir mieux dans mon corps et adorant faire du sport je pense que ça ne sera pas trop difficile de m’y tenir.

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  • « Changer de vie » mon objectif principal : quand je dis changer de vie je m’entends je n’ai bien sûr pas l’intention de changer de mari, ni de vie personnelle mais au contraire de tout changer pour pouvoir profiter au maximum de ma famille, de mon mari et de mes enfants. S’il y a bien une chose que j’ai appris avec ce qui m’est arrivé c’est qu’il n’y a rien de plus important dans la vie que de pouvoir être auprès des personnes que l’on aime, auprès de sa famille. Cette année est synonyme de changement sur le plan professionnel pour moi et je ne compte pas m’arrêter là. À la fin de l’année 2018 j’aimerai être totalement libre professionnellement et je vais m’en donner les moyens pour y parvenir.

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Et vous, avez-vous aussi des résolutions pour cette nouvelle année? Quelles sont-elles?

 

Les fameux cadeaux de fin d’année

Ca y est nous y sommes déjà les vacances de Noël. Déjà 3 mois que notre petit bonhomme va à l’école, qu’il s’y épanouit un peu plus chaque jour. En cette fin d’année il était pour nous légitime de faire des petits cadeaux à ses deux maîtresses étant dans la classe la directrice il a la chance d’avoir deux enseignantes ainsi qu’à son ATSEM pour les remercier pour tout ce qu’elles font au quotidien. Première année à l’école alors premiers cadeaux je me suis donc creusée les méninges pour savoir quoi offrir : une boîte de chocolats? un objet? des choses pour la classe? J’ai cherché des idées sur internet merci pinterest pour l’inspiration ;-). Mon grand bébé adore faire des activités manuelles j’ai donc décidé de faire des cadeaux fait maison par nos petites mains.

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Nous avons donc fais une petite carte de vœux, un bocal décor de Noël et une bonbonnière en renne.

Notre carte de vœux

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Une carte en toute simplicité recto/verso avec un sapin sur le recto. J’ai simplement tracé des traits pour faire les branches et le tronc. Je lui ai mis à sa disposition des encreurs pour tampon vert pailleté, or, jaune et de la peinture rouge. Il a utilisé ses empreintes de doigts pour faire les boules et l’étoile en haut du sapin.

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Et au verso un petit mot et le plus important à mes yeux la signature de mon petit bonhomme je suis tellement fière de lui.

Un petit décor de Noël

J’ai décidé de faire un petit décor de Noël dans un bocal car personnellement je trouve ça super joli, c’est quelque chose de simple, sobre qui s’accorde avec toutes les ambiances de Noël. Elles pourront si elles le souhaitent le garder pour les années suivantes.

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Comme matériel nous avons donc eu besoin d’un bocal; d’objets décoratifs en bois j’ai choisi un grand sapin qui sera au centre du bocal, un cerf, des flocons de tailles différentes, un sapin et un cadeau; de branchages; de la neige artificiel; une petite guirlande de boule de neige et d’un pistolet à colle.

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J’ai décidé de faire à peu près la même disposition pour les 3 bocaux comme ça pas de jalouse. Je peux vous dire que je suis plutôt contente du résultat, mon loulou a adoré les faire. Bon je l’ai beaucoup aidé vous devez vous en douter. Lui utilisait le pistolet à colle et moi je l’aidais à fixer les objets.

Le renne bonbonnière

J’ai trouvé cette idée très originale plutôt que d’acheter une boîte de chocolats classique, ça change et puis c’est super mignon.

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Niveau matériel il fallait 3 contenants, de la peinture marron, un pinceau, du scotch pour délimiter la partie à peindre, 3 pompoms, du fils chenille, des yeux mobiles, un ruban adhésif et toujours le pistolet à colle.

On a d’abord peint une bande marron sur tout le tour du contenant.

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Ensuite on a collé les yeux, le nez ainsi que les bois. Et enfin mis du ruban adhésif sur le bords du couvercle.

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Et nous les avons garnis de maltesers, de m&m’s marron, rouge et vert. Je vous l’accorde ceux ne sont pas de grands chocolats mais ça plaît à tous les coups et puis après tout c’est fait par un enfant de 3 ans. Lui ne fait pas la différence entre du bon chocolat ou des friandises en chocolat. C’était vraiment très rapide à faire et très ludique. Mon fils a adoré et selon lui « c’est magnifique ».

Pour finir j’ai emballé le tout avec du papier transparent.

J’ai trouvé l’ensemble du matériel ainsi que les objets dans différentes solderies, à cultura ou encore à truffaut. Maintenant j’ai hâte que mon grand bébé les offre et j’espère surtout que ça leur plaira.

 

Et vous vous avez prévu des cadeaux pour les maîtresses, les ATSEM ou bien le personnel de la crèche ou la nounou de vos enfants? 

L’allaitement, une évidence…

Avant même d’être enceinte je savais que j’allaiterai mes enfants « allez savoir pourquoi mais c’était comme ça », je ne savais pas si j’y arriverai ni si cela me plairait mais une chose était sûr j’allais essayer. J’étais déterminée à tout faire pour que ça marche. Pourtant dans mon entourage proche personne n’a allaité, à part une de mes cousines qui a allaité ses filles au tout début. Je n’avais donc pas de « modèles », ni de personnes pour m’encourager ou me conseiller en me partageant son expérience.

De part mon métier de puéricultrice je connaissais les « bases théoriques » de l’allaitement mais je me suis vite rendue compte qu’entre la théorie et la pratique il y a un énorme FOSSE. C’est une chose d’accompagner au quotidien des mamans dans leur allaitement c’en est une autre de le mettre en pratique pour soi même.

Quand tout a commencé …

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Hugo maternité

Comme pour toutes les mamans ce parcours du combattant a débuté à la maternité. Pour Hugo je n’ai pas eu la chance de pouvoir faire la tétée d’accueil en salle de naissance; accouchement instrumentalisé dans l’urgence résultat ENORME déchirure donc points de sutures qu’ils ont mis une heure à faire !!!! Pendant ce temps notre bébé Flocon faisait un gros câlin à son papa. La première tétée s’est donc faite en chambre mais ça n’a pas été une mince affaire Hugo était fatigué; bébé de 38 SA;  il n’arrivait pas a attrapé correctement le sein et se fatiguait très vite. C’est la qu’a commencé la bataille contre le personnel de la maternité je n’ai rien contre les auxiliaires de puériculture ou les sages femmes mais leur obsession par rapport à la prise de poids est lourde à supporter pour les jeunes mamans et source de stresse, c’est tellement dommage; effectivement les débuts étaient compliqués il perdait beaucoup de poids et s’endormait au sein mais la seule chose qu’on me disait c’est qu’il allait avoir des compléments et ça pour moi il en était hors de questions !!!!. J’ai fini par demander à ce qu’une auxiliaire vienne observer une tétée pour comprendre le problème et oui car étant puéricultrice et bah j’étais laissé un peu de côté, je savais tout faire comme elles me disaient, certes les soins je connaissais mais pour l’allaitement j’avais quand même besoin d’aide. Elles ont fini par me donner des bouts de sein et ouf enfin il a mieux tété et commencé à reprendre un peu de poids, il a échappé au complément à 10g près houra !!!! Nous avons donc pu rentrer à la maison …

Et puis j’ai pris petit à petit confiance en moi, en nous, en lui. Il prenait plus d’un kilos par mois ce qui pour un bébé allaité est très bien. J’étais aussi il faut le dire très bien entouré par Anne Françoise ma sage femme libérale qui m’a suivie au retour à domicile, elle a été extra, toujours là pour répondre à la moindre question, pour me conseiller, m’écouter et je l’en remercie. Je suis aussi restée en contact avec une puéricultrice consultante en lactation que j’ai rencontré lors de mon stage en PMI, elle m’a beaucoup apporté. Car une chose est sûre il est important d’être bien entouré et conseillé lors de son allaitement sinon on peut vite se sentir dépassé, stressé, perdu et du coup arrêter l’allaitement bien souvent à contre cœur.

Il y a eu des hauts et des bas ….

Bon je ne vais pas vous mentir tout n’a pas été rose. J’ai découvert les pics de croissance où bébé est accroché au sein mais vraiment accroché au sein 24h/24 pendant au moins 3 bons jours et il faut le dire c’est vraiment épuisant car il n’y a aucun répit que ça soit jour ou nuit. Il faut s’accrocher car on est épuisé et en plus on a l’impression de ne plus avoir de lait, les seins sont mous, bébé réclame tout le temps. Ces périodes peuvent vraiment être très angoissantes. Et puis on passe le premier pic tant bien que mal et quand le deuxième arrive on s’est mieux comment y faire fasse. Pour moi l’Allaitement est un véritable don de soi, c’est encore plus vrais dans ces moments là. Et puis il y a toute la fatigue qui s’accumule car je n’ai pas la chance d’avoir des bébés qui dorment la nuit et avec l’allaitement papa ne peut pas prendre le relais, sauf si on choisit de tirer son lait pour qu’il puisse donner des biberons la nuit. Mais il faut faire attention car les tétées de nuit sont très importantes au début pour que la lactation se mettent bien en place. Bon j’avoue qu’à 12 mois on aimerait bien qu’il y ait moins de tétées la nuit hihiii.

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Mathys maternité

Pour Mathys ça a été quand même plus simple, deuxième bébé, deuxième allaitement je savais déjà à quoi m’attendre. J’ai pu cette fois faire la tétée d’accueil en salle de naissance pour mon plus grand plaisir même si au début il a eu un peu de mal aussi à prendre le sein je n’ai pas eu pour lui besoin de mettre des bouts de sein et tant mieux car pour Hugo j’ai vraiment mis beaucoup de temps avant de les enlever. Mais par contre ça a été la même bataille en maternité, il perdait trop de poids, s’endormait tout le temps au sein. Et du coup c’était reparti on me parlait de complément à croire qu’ils n’ont que ce mot à la bouche « complément », un matin j’ai demandé de l’aide pour la mise au sein et on m’a dit « s »il ne prend pas mieux je vous apporte un complément il n’y a pas le choix » ce à quoi j’ai gentillement répondu « vous pouvez me l’apporter je ne lui donnerai pas ». Oui c’est bon j’ai allaité mon premier pendant 13 mois je ne vois pas pourquoi là je n’y arriverai pas. Il a finit par grossir un peu et on est vite rentré chez nous pour qu’on nous foute la paix avec cette histoire de poids désolée mais qu’est ce que ça peut avoir le don de m’énerver c’est tellement facile de donner des compléments et de faire culpabiliser les mamans car c’est ce qui arrive au final, j’ai bien sûr conscience qu’il y a un manque de personnel dans les services et qu’elles font de leur mieux mais parfois c’est vraiment la solution de facilité….

Le regard des autres

Choisir d’allaiter c’est aussi choisir d’être confronté au regard des autres ce qui peut ne pas être facile ainsi qu’aux différentes remarques. Moi qui suis quelqu’un de timide je n’ai jamais ressenti de gêne à allaiter mes bébés en public pour moi c’est quelque chose de naturel qui n’a pas à être caché. Par contre j’ai quand même eu le droit à plusieurs réflexions.

 

 

Au début quand ceux sont des nourrissons les gens ont souvent un regard bienveillant, ils trouvent cela normal d’allaiter un bébé même si certains sont gênés qu’on le fasse en public. Et puis quand ils grandissent et deviennent des bambins cela pose plus de problèmes. Le gens te regardent l’air de dire « elle allaite encore son bébé?!!! » ou quand tu dis autour de toi que tu allaites encore ton bébé de 12 mois, les gens sont surpris ils disent « Ah bon encore? », « tu comptes l’allaiter jusqu’à ses 18 ans? », parfois j’ai quand même des « wahou c’est bien, bravo » ou « c’est bien tu as du courage, moi je n’aurai pas pu ». En France malheureusement l’allaitement long n’est pas encore très bien perçu et c’est bien dommage.

Alors à la question qu’on me pose très souvent ….

….. Tu comptes l’allaiter jusqu’à quand????

 

 

Je répondrai que pour Hugo au départ je m’étais dis 6 mois et puis les 6 mois sont arrivés beaucoup trop vite. Il était encore un si petit bébé, ce n’était pas possible pour moi d’arrêter là alors j’ai dis je vais aller jusqu’à 9 mois. Et il a eu 9 mois mais ce n’était toujours pas le bon moment lui comme moi n’étions pas prêt à arrêter. Et puis il a eu 1 an il a marché et là les réflexions se sont amplifiées, aux yeux de beaucoup il était trop « grand » pour être encore allaité. Et sous la pression de la société, de l’entourage j’ai cédé je me suis dis qu’il fallait arrêter. Il avait alors 13 mois, 13 mois vous allez me dire c’est déjà beaucoup, mais finalement ni lui ni moi n’étions prêt à ce sevrage. Qui a été très difficile pour nous deux, cela a prit beaucoup de temps, il y a eu beaucoup de pleurs et beaucoup d’incompréhensions pour lui qui devait sentir que finalement ce n’était pas ce que je voulais non plus. Allant en crèche depuis ses 5 mois il avait l’habitude de boire mon lait au biberon mais il tétait encore beaucoup nuit et jour. Il a quand même finit par s’y habituer et se détacher de ce sein qui au final n’était pas que nourricier, c’était sa tétine, son « doudou », son « lieu » de réconfort, au sein il était serein et en sécurité. En le sevrant c’est tout cela que je lui enlevais et c’est en ça que c’était vraiment difficile. Et puis un jour j’ai essayé de lui reproposer le sein et il n’en a plus voulu, j’ai compris avec un petit pincement au cœur qu’il était « passé à autre chose ».

 

 

Pour Mathys je ne me suis pas donnée de délai car au final ça ne sert à rien. Aujourd’hui il a 13 mois et demi, et pour notre plus grand bonheur à tous les deux je l’allaite encore à la demande jour et nuit. Je ne peux pas vous dire quand notre belle aventure lactée prendra fin mais je l’espère le plus tard possible. Cette fois j’ai décidé de ne pas écouter les autres, de ne pas faire attention à ses regardes interrogateurs ou désapprobateurs. J’ai tout simplement décider d’écouter mon cœur de maman et de répondre au besoin de mon bébé ….

bmd

J’ai la chance d’avoir mon mari qui me soutient et m’encourage à poursuivre mon allaitement. Il comprend à quel point cela est important pour moi, pour notre fils et ne m’a jamais demandé d’arrêter de l’allaiter. C’est important d’être soutenu par son conjoint et qu’il y prenne part d’une certaine manière car il est évident que l’allaitement est aussi une affaire de couple, cela ne peut pas juste être le choix de la maman. C’est vraiment essentiel d’en discuter ensemble et faire ce choix ensemble ….

Maman comblée

 

 

Pour ma part l’allaitement a été une véritable révélation dans ma maternité. Je ne suis pas sûre de réussir à mettre des mots sur ce que je ressens au plus profond de moi. Mais allaiter est à mes yeux la plus belle chose qu’il y ait je ne suis pas du tout entrain de dire que les mamans qui n’allaitent pas ne sont pas de bonnes mamans, je vous fais seulement part de mon ressenti pour moi. Quand je donne le sein à mon bébé et que je le regarde, je suis submergée par une vague d’amour, de bien être, de plénitude. Je me dis que la nature est tellement bien faite et je l’en remercie de pouvoir partager ces magnifiques moments de partage avec mon bébé. Mes allaitements auront créé un lien si unique et si fort avec mes bébés, un lien qui peut sembler trop fusionnel mais qui au final n’est que le prolongement de ce lien qui nous unissait pendant toute la grossesse.

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Je pourrais vous parler de l’allaitement encore et encore tellement il y a de choses à dire sur le sujet mais je vais m’arrêter là. S’il y a des choses que vous aimeriez que j’aborde en rapport avec l’allaitement n’hésitez pas à me poser toutes vos questions 😉 !!!!

Et vous avez- vous allaité vos bébés? Si oui jusqu’à quand?

 

Par Tatiana.