Ma petite soeur

Aujourd’hui j’avais envie de vous parler de ma sœur, de ma petite sœur. Je suis l’aînée de notre fratrie de trois, je ne sais pas si c’est une chance ou non je ne me suis jamais vraiment posée la question.

Tout a donc commencé alors que j’avais 2 ans et demi quand ma petite sœur a décidé de venir nous rencontrer. Bon bien sûr je ne m’en souviens absolument pas, merci aux photos prises par nos parents pour immortaliser ces beaux moments. Sur ces photos je semble heureuse d’avoir ma petite sœur mais vous connaissez l’ambivalence de l’aînée, ça n’a pas été toujours rose c’était sans compter sur ma jalousie vis à vis de ce petit bébé qui venait « me voler mes parents ». Alors pour me « venger » je la pinçait quand mes parents avaient le dos tourné, la pauvre !!! Mais au fond je l’aimais déjà ma sœur et je remercie mes parents de m’avoir fait ce cadeau.

En grandissant une véritable complicité s’est établie. Beaucoup nous prenaient pour des jumelles, il faut dire que nous étions souvent habillées de façon similaire. Ma sœur ma grande partenaire de jeux, ma confidente mais aussi ma GRANDE SŒUR…

Et oui elle a longtemps joué mon rôle en étant toujours là pour me rassurer quand j’en avais besoin. Enfant j’étais très angoissée et elle avec son caractère plus affirmé, elle semblait tellement plus sûre d’elle et je l’admirais pour ça. Nous avons d’ailleurs très longtemps partagé la même chambre non pas par manque de place mais par envie d’être ensemble et j’avoue que j’avais besoin de l’avoir près de moi. Mais elle est devenue plus vite indépendante et à voulu sa propre chambre, ça n’a pas été facile mais je devais la laisser grandir.

Je peux vous dire qu’elle en a supporté des choses et je l’en remercie pour tout ce qu’elle a fait pour moi durant notre enfance. Je pense qu’elle a été plus une « grande sœur » pour moi que je ne l’ai été pour elle…

Les années ont passé est un jour nous sommes devenues deux femmes, deux adultes, chacunes à construire nos vies professionnelles, nos familles respectives et c’est à ce moment là que les choses sont devenues plus compliquées.

Incompréhension, réactions disproportionnées, jalousies, jugements ont failli détruire ce lien qui nous a unis jusqu’ici. Nous sommes passées par de grosses disputes où des mots douloureux ont été prononcé, nous nous sommes un peu éloignées l’une de l’autre à mon plus grand regret.

Nous avons eu la chance de vivre nos premières grossesse exactement en même temps mais nous n’en n’avons pas profiter pleinement malheureusement. Avec l’arrivée de nos bébés « presque jumeaux » nous avons pris conscience de la chance que nous offrait la vie de les voir grandir ensemble, d’être témoins de cette complicité qui a grandit petit à petit et de ce lien magique qui les unit aujourd’hui. Grâce à eux nous avons compris la chance qu’on avait de s’avoir l’une et l’autre, on a pu poser des mots sur nos maux pour avancer de nouveau ensemble.

Nous avons vécu nos deuxièmes grossesses à 1 an d’intervalle de manière complètement différente des premières. Elle a été là pour moi, j’ai été là pour elle, on a partagé chaque étape de nos grossesses dans l’impatience de rencontrer notre neveu et nièce. On a profité de nos congés maternités pour se voir un maximum et c’était fabuleux…

Puis il y a eu l’annonce de leur déménagement à plus de 500 km et là tout s’est écroulé. Ma sœur, mon pilier; oui car malgré ce que nous avons pu traverser elle est un pilier essentiel et indispensable dans ma vie; allait partir très loin, trop loin. Jamais nous n’avions été autant séparé que maintenant et j’avoue qu’elle me manque au quotidien. Nous avions pris l’habitude de nous voir au moins une fois par semaine, aujourd’hui on essaye de se voir une fois par mois. Cette séparation a été un vrai déchirement aussi bien pour moi que pour Hugo qui réclame sans cesse sa cousine, « bah maman on peut prendre la voiture pour aller Anna » difficile pour lui de comprendre cette notion de distance ou encore quand il me dit « maman tu sais ma cousine elle me manque » j’en ai les larmes aux yeux.

Alors on attend avec impatience le moment où l’on va tous enfin se retrouver et on savoure chacun de ses instants ensemble. A chaque au revoir j’ai une énorme boule dans le ventre et je verse quelques larmes, je pense que je ne m’y ferai jamais vraiment mais j’apprends à faire avec… L’important est que chacune de nos retrouvailles est synonyme de BONHEUR.

Peut être que beaucoup d’entre vous ne verront aucun intérêt à cet article. À travers cet article je voulais simplement dire à ma sœur à quel point je l’aime et qu’elle me me manque quotidiennement. Merci d’être ma sœur, d’être telle que tu es, merci pour tout. Et saches que je serai toujours là pour toi quoi qu’il arrive…

Je t’aime ma sœurette

Auteur : Petitsbonheursdaubert

Maman de deux tornades de 3 ans et 1 an. Femme mariée et comblée. J'ai décidé de me lancer dans l'aventure du blog pour partager sans tabou tout ce qui me passe par la tête ;-)

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